Des indicateurs qui passeraient presque inaperçus.

Les défaillances d’entreprises explosent depuis plusieurs mois. D’abord discrètement, maintenant à grand bruit. 66 000 en un an. Dans le bâtiment, dans le commerce, dans la restauration, dans le textile…

D’aucuns avancent des explications : ces entreprises devaient mourir, les aides post COVID n’ont fait que retarder l’échéance…

Encore faudrait-il agir pour les autres dans ce cas !

Nous le savons, dans les années à venir, les enjeux seront en partie dans la manière dont on produit. Qu’il s’agisse de textiles ou de puces électroniques, fabriquer sans polluer en recyclant les matières premières et les composants fera la différence. Mais pour cela, il faut être capable de produire sur notre sol.

Alors que s’est ouvert en novembre la 12ème édition du salon du « made in France » on ne peut que constater l’absence de cet enjeu de production.

Face à un discours où pour beaucoup il suffirait d’augmenter le smic pour recréer de la croissance sans que jamais il ne soit précisé que dans un contexte de désindustrialisation cela ne ferait qu’augmenter les importations, le sursaut n’est pas en ligne de mire.

Aujourd’hui, la tendance est à l’importation, celle du low cost le plus bas de gamme, et cela commence à se ressentir dans les indicateurs.

En 2002, le PIB de l’Union européenne était supérieur de 4% à celui des États-Unis. Il est désormais inférieur de 12%.

En PIB par habitant l’écart est de 34% !

L’administration Biden n’a pas hésité à recourir à des subventions massives au profit des entreprises américaines, ce qui explique sans doute, en partie, la bonne santé de l’économie étatsunienne, l’autre étant le faible coût de l’énergie.

Nous, en Europe, nous faisons semblant de ne pas voir que le modèle économique néerlandais avec 120 milliards de déficit commercial vis-à-vis de la Chine et 170 milliards d’excédents vers l’Union européenne est d’inonder leurs voisins de produits chinois à bas coût en touchant des milliards d’euros de droits de douane par an.

Certaines solutions évidentes existent pourtant : restaurer nos capacités de production industrielle, tout en limitant les réglementations européennes qui ne s’appliquent qu’à nous alors que le marché européen est ouvert à tous… Mais pour cela, il faudrait un gouvernement solide qui puisse reposer sur une importante base parlementaire, et cela n’est pas vraiment le cas aujourd’hui…

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